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Centre
de
photographie
contemporaine

© Silvana Reggiardo
série "Les présences désagrégées" 
© Silvana Reggiardo
© Silvana Reggiardo
série "Les présences désagrégées" 
© Silvana Reggiardo
© Silvana Reggiardo
série "Les présences désagrégées" 
© Silvana Reggiardo
© Silvana Reggiardo
projection vidéo "W" 
© Silvana Reggiardo
© Silvana Reggiardo
projection vidéo "W" 
© Silvana Reggiardo
© Silvana Reggiardo
projection vidéo "W" 
© Silvana Reggiardo


Silvana Reggiardo


Exposition "Les présences désagrégées" dans le cadre de Lyon septembre de la photographie 2004 "Europa, l'esprit des villes" et "W" en 2006 "La région humaine / Des corps dans la ville"



Les présences désagrégées
Paris 1998-2000
9 photographies couleur
100 x 250 cm

"C’est sous l’influence de Adolfo Bioy Casares, après la lecture de « L’invention de Morel », que j’ai entamé cette série. J’ai réalisé des panoramiques en accolant, les unes aux autres, des images de reflets captées dans les vitrines et dans les miroirs parisiens. Je mêle des photographies de Paris et de sa banlieue, le centre historique et la ville contemporaine. Dans ces montages, les espaces se télescopent et se démultiplient. Dans ce jeu de miroitements, les contours du réel et de sa représentation s’estompent. Par le fait photographique les corps se croisent et se rencontrent."



W
Paris 2004
projection vidéo
8'42''

"Dans les quartiers d’affaires de la région parisienne, dans la rue, je marche ; du seul point de vue du piéton, je photographie au téléobjectif des individus penchés sur leur table de travail. Ils sont employés, cadres, ils travaillent dans des tours de bureaux : c’est le monde du tertiaire.
J’accède à l’univers des bureaux par la transparence des vitres. Je ne cherche pas à décrire le monde dans lequel ces employés évoluent, je ne tente pas de décrypter leur activité, puisqu’on ne reconnaît ni les bureaux, ni les gens. Je ne veux pas expliquer, ni comprendre. Mais entre les reflets, derrière les surfaces lisses des immeubles, je cherche à capter la présence humaine – à saisir les gestes et les postures mille fois répétés. J’observe les corps à l’oeuvre. Derrière l’écran des vitres, dans les replis de l’ombre et des éclats de la lumière, j’extraie des ébauches de mouvements, des fragments de peau et de matière - accumulant, dressant un inventaire de gestes infimes."