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Centre
de
photographie
contemporaine

© Paola Salerno
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Paola Salerno


Exposition au bleu du ciel dans le cadre du festival Lyon septembre de la photographie 2008 - IDENTITE(S)


(Bourse Lyon Septembre de la photographie 2008)

Née en 1960, à Catanzaro (Calabre, Italie) // Vit et travaille à la Plaine St-Denis
Après une Licence d’architecture à l’Université de Rome, Paola Salerno est sortie diplômée de l’ENSAD à Paris et a suivi une formation à la Cooper Union School of Fine Art de New York.

L’oeuvre de Paola Salerno prend sa source dans une relation intime avec un territoire. Pour la série Calabre, l’artiste est retournée dans son pays natal, lieu complexe dans lequel l’urbanisation chaotique se mêle aux traces de l’antiquité. Associant vues de paysage et portraits de membres de sa famille, ce projet forme pour Paola Salerno „une sorte de repérage pour un film à venir“ dans lequel la fiction déborde toujours sur le propos documentaire.
Paola Salerno a bénéficié de la Bourse de Lyon Septembre de la photographie 2008. Elle a décidé de travailler sur Naples, proche de la région de son enfance, de se repencher sur des restes d'émotions passées, sur des traces à redécouvrir, des chemins à réinventer, des souvenirs à revivifier dans une réalitée brute et abordée frontalement sans affeteries quelconques ou nostalgie mélancolique.

"« Identité », identification, appartenance, contamination.
En période de crise et de transformation, comme la nôtre, les dérives identitaires sont un danger qui nous guette.
À 19 ans, j'ai quitté la Calabre pour aller à Rome. À ce moment-là, j'étais calabraise ; mais quand plus tard je suis partie pour les Etats-Unis, alors je me suis sentie européenne. Aujourd'hui, je vis à Saint- Denis, presque à Paris, mais pas tout à fait ; dois-je dire que mes enfants sont des « jeunes de banlieue » ? Sont-ils perçus comme tels ou se définissent-ils ainsi ? J'ai rencontré à Sao Paolo un homme de 70 ans qui avait quitté la France après la guerre, dans des circonstances compliquées, alors qu'il était encore enfant.
Il m'a raconté comment, dans son adolescence, au Brésil, il s'était senti perdu, sans repères culturels et à la recherche de son identité sexuelle. C'est en lisant Sartre, qu'il avait rencontré la figure du bâtard en laquelle il s'était reconnu. Depuis, il s'est profondément approprié cette identité-là. Il s'y sent « libre »."
Paola Salerno