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Centre
de
photographie
contemporaine

© Géraldine Lay
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Géraldine Lay


Exposition au Rectangle dans le cadre de Lyon septembre de la photographie 2006 "La région humaine / Des corps dans la ville"



« Lors de ma première découverte de Rome en 2005, j'ai eu l'impression de me retrouver sur la scène d’un grand théâtre à ciel ouvert. J’avais la sensation d’être dans une ville-décor dans laquelle évoluaient des habitants figurants. J’ai alors commencé à les photographier. Mon regard s’est porté vers des personnes qui laissaient apparaître une faille, une certaine fragilité. Mais il ne s’agissait pas de réaliser un reportage social, plutôt de capter quelques visages croisés, dont l’humanité et une certaine impression de déjà-vu m’ont saisie. »



Les failles ordinaires

Cette série de photographies est le résultat d’une pratique régulière, presque quotidienne. Munie d’un petit appareil léger et compact que je peux emporter partout et garder sur moi en permanence, je suis à la recherche de «petits événements ». Dans mon quotidien, dans mes déplacements , lors de voyages ou simplement au cours de promenades, je guette des petits faits, des gens, des lieux, qui décideront de la photographie. Des conditions de lumière particulières, des scènes souvent anodines, me guident et appellent une photographie.

Dans une production massive, certaines de ces images prennent corps, sortent du lot, lorsque l’opération photographique développe un mystère, un moment de suspension dans le temps, restitue une dose de «douce étrangeté ». Je choisis de garder une image lorsque j’y vois la présence de différents éléments récurrents comme une qualité de lumière remarquable, un évènement cocasse ou inquiétant mais aussi une absence d ’anecdotique, de repère temporel, géographique ou encore biographique. Tout cela doit amener à une unité, une certaine constance dans la vision de ces photographies que je veux comme autant d’incarnations de rêves ou de pensées improbables.

Jacques Damez et Ariane Mestre écrivent à propos de ce travail : Pour Géraldine Lay, l’éblouissement suspend le monde en images : ses photographies figent dans l'éclair l’inquiétante présence du quotidien. L’apparente désuétude des scènes laisse affleurer une violence retenue là, au bord de la coupe du cadrage. La photographe recouvre la cruauté du monde d’un mince vernis d¹étrangeté et dévoile d¹intimes entre-deux (temps), véritables photogrammes d’un film qui n’existe pas mais que le spectateur se plaît à inventer.

Ce travail a fait partie du projet collectif réalisé en collaboration avec François Deladerrière, Céline Clanet, Geoffroy Mathieu.
Nous avons regroupé des séries de travaux en cours, afin de les présenter et de les exposer collectivement. Il en est résulté un site internet [www.unmincevernisderealite.com], une série d’expositions, et un livre paru en avril 2005, aux éditions Filigranes.

Géraldine Lay