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Centre
de
photographie
contemporaine

© Emmanuel Berry
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Emmanuel Berry


Exposition "Oswiecim, alentours" dans le cadre de Lyon septembre de la photographie 2008 "Identités"



Né à Sens en 1971. Vit et travaille à Saint Clément

Ancien élève de Serge Gal, Emmanuel Berry se passionne auprès de lui pour la photographie en grand format et la technique du Zone System. En 1992, il rencontre Robert Frank et se lie d’amitié avec le photographe Paolo Roversi ; il découvre le polaroid qui sera son seul outil durant plusieurs années. Il côtoie de nombreux artistes et certaines rencontres seront déterminantes. Lauréat du prix Ilford en 1994, sa première exposition collective a lieu en 1999, en compagnie du peintre Jean Pierre Pincemin. S’en suivront d’autres expositions, personnelles, à Paris, en province puis à l’étranger. En 2006, son travail sur l’ancien hôpital psychiatrique d’Auxerre est exposé avec le concours du centre d’art de l’Yonne, la même année, son projet "Les oiseaux de Sens" est présenté dans le cadre du mois de la photographie à Paris, au Museum National d’Histoire Naturelle. Publication du catalogue éponyme. En 2007, il rejoint la galerie Photo4 à Paris et en 2008 la galerie Läkemäker New Berlin Art à Berlin.

« Je ne sais pas ce qui pousse un photographe à se rendre aux frontières du visible ; en tout cas, il s'agit bien précisément pour ma part d'une quête où la photographie se révèle à nouveau peu à peu, se glissant obstinément là où on la rejette » écrit Emmanuel Berry. Après avoir visité les camps d’Auschwitz Birkenau et rappelé l’impossibilité éthique d’une approche documentaire in situ, Emmanuel Berry a photographié leurs abords immédiats : rivières, bosquets, villages, maisons isolées, champs, espaces suburbains... Une lumière grise, étale et neutre, baigne l’ensemble des motifs représentés, pris ainsi dans une sorte de silencieuse et respectueuse douceur. Ces images, rigoureuses et sereines, interrogent au fond une limite, une frontière : celle séparant le visible de l’invisible, la représentation possible d’une certaine « innocence » paysagère de son hors champ irreprésentable, et de son horscadre de mémoire, d’histoire, et, tout particulièrement dans cette série, d’indicible.

Jean-Emmanuel Denave



Je souffre de mon paysage. Celui qui est le mien, avec lequel j'ai voulu rompre… là-bas. La photographie est vicieuse. Et c'est par le vice que moi aussi je m'identifie à ce cadre en espérant ne plus souffrir. Mensonge, la couleur n'existe pas ici-bas.

Emmanuel Berry