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Centre
de
photographie
contemporaine

© A.Bush
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Andrew Bush


Exposition "Vector portraits" dans le cadre de Lyon septembre de la photographie 2010 "US today after"



Andrew Bush est diplômé d’un MFA en photographie à l’Université de Yale, en 1982 et a commencé les séries des Vector Portraits depuis qu’il a emménagé à Los Angeles en 1989. Ce travail fut présenté de nombreuses fois lors d’expositions personnelles ou collectives y compris dans des institutions telles que The Metropolitan Museum of Art (New York), le Walker Art Center (Minneapolis), le Davis Museum and Cultural Center at Wellesley College (Wellesley, Massachusetts) ou encore à Staatliche Kunsthalle (à Baden-Baden, en Allemagne). Le travail de l’artiste est présent aussi dans les prestigieuses collections publiques du Whitney Museum of American Art (New York), Art Institute of Chicago (Chicago), The Metropolitan Museum of Art (New York), Le Musée d’Art Moderne (New York), le Musée des Beaux-Arts (Houston), le Musée d’Art Moderne de San Francisco, la Maison Georges Eastman (Rochester, New York) et The Victoria & Albert Museum (Londres).
L’artiste réside actuellement à Los Angeles. En 2008, les éditions ‘Yale University Press’ ont publié sa monographie Drive, avec la participation de Jeff L. Rosenheim, le curateur du département photo du Metropolitan Museum of Art de New York.

Vector Portraits est une série d’Andrew Bush prise entre 1989 et 1997 aux alentours de la ville de Los Angeles. Le photographe se sert de sa voiture comme d’un trépied et réussit à pénétrer dans la relation unique que les conducteurs ont avec leurs voitures. La ville de Los Angeles est connue pour ses kilomètres d'autoroutes, ses rues immenses et son trafic légendaire. En raison du temps passé dans les voitures, un espace ambigu se créait, ni public ni privé. L’artiste décrit cet espace de conduite flou comme « la fusion de la manoeuvre, de la direction et de la vitesse ne faisant qu’un; on dirait qu'ils sont intouchables, contrôlant leur destin, dans un monde privé d’eux-mêmes ».
Avec son moyen format installé sur le siège passager, accompagné d'un flash et d'un déclencheur, Andrew Bush parcourt les rues et les autoroutes de la Ville à allure constante, et parvient à se placer parallèlement à son sujet afin de « pénétrer dans son monde », et déclencher l'appareil.



Extraits de l’article de Charles Hagen, paru dans le New York Times le 27 Mars 1992 :

Automobilistes au volant de leurs voitures

« Comme si les conducteurs de bolides et les patrouilles d’autoroute ne suf?saient pas, désormais les automobilistes de Californie du Sud (et d’ailleurs) doivent faire avec Andrew Bush. M. Bush, au volant d’une petite voiture Japonaise avec un appareil photo de 10 par 13cm sur le siège passager et un petit ?ash à l’arrière, se place à côté de voitures et photographie leurs conducteurs alors qu’ils roulent. Sans surprise, certaines personnes se sentent menacés par cette invasion de l’espace semi-public semi privé de leur voiture. Un automobiliste fut tellement outré qu’il a suivi M. Bush pendant des kilomètres, et quand il le rattrapa à un feu tricolore il
s’empara de ses clés de voitures et exigea qu’il lui remette la pellicule de son appareil.

Même si la méthode de M. Bush peut sembler discutable du point de vue de lasécurité routière, les images qu’il ramène (…) sont à la fois drôles et fascinantes. Avecson approche peu orthodoxe, M. Bush a trouvé un moyen ef?cace d’enregistrer unaspect important de la culture contemporaine. Fréquemment, il saisit les gens danscet étrange état de transe que la conduite sur de larges axes routiers provoque (…).

En même temps, ses larges impressions en couleur révèlent les connections visuelles entre ce à quoi les gens ressemblent et ce à quoi leurs voituresressemblent, dans l’idée que tu es ce que tu conduis.

Pour la plupart, M. Bush photographie ses sujets lorsqu’il est exactement parallèle à eux, pour qu’ils apparaissent cadrés dans la fenêtre conducteur. Les gens présents dans les images sont d’un genre tellement af?rmé qu’ils ressemblent à des personnages de cinéma. En fait, M. Bush suppose qu’un de ses sujets, un homme à la mâchoire avancée, photographié près d’Hollywood, en serait bien un.(…)

Le réel intérêt des photographies de M. Bush est l’opportunité qu’elles offrent d’observer d’autres gens en imaginant –en se basant sur leur aspect physique, sur la façon dont ils s’habillent, et sur les voitures qu’ils conduisent- qui ils pourraient être. C’est une source majeure de l’intérêt de la photographie : cela nous offre une chance de contempler le monde visuel et de supposer de son possible sens. »