WHITE SPIRIT

// Gilles VERNERET

"Diluer cet “effet réel” dans l’incroyable révélé  à notre regard. Cet esprit blanc que l’on peut associer  au désert et aux mirages qu’il engendre, de  cette culture arabe du vide et de la méditation, comme à l’ivresse occidentale du pétro dollar. Dans les deux acceptations de sens ce produit raffiné  se pose en dissolvant de la réalité, métaphore du travail de Philippe Chancel, comme un songe éveillé révélateur de déambulation somnambulique dans les Emirats et dans la capitale Dubaï.."..... Lire la suite (...)

Tribune : L’EXPERIENCE DU REEL EN PHOTOGRAPHIE

// Gilles VERNERET

"Par essence on ne peut atteindre le réel qui est absence à lui-même, mais l’on peut s’en approcher. Dans la vie c’est dans le présent et dans l’oubli de la conscience que l’on en fait l’expérience  la plus ressemblante, bien  que l’on ne puisse affirmer, qu’il s’agisse bien de lui. Le réel inatteignable : tel est sa définition la plus approchante ou improbable."..... Lire la suite (...)

DES CONFLAGRATIONS TEMPORELLLES

// Denys Riout

"La référence proustienne, implicite, s’impose à l’esprit de qui regarde ces «seuils » dans lesquels une bouffée de passé surgit dans le présent (Sortie, Compagnie), ou l’inverse (Arkadin). Divers marqueurs signalent ces dyschronies.."..... Lire la suite (...)

FRAGMENTS AUX SEUILS (A propos du travail d'Eric Rondepierre)

// Gilles VERNERET

"Notons d’entrée de jeu que parmi les éditeurs d'Eric Rondepierre sont « le seuil », coïncidence.
Sa série nommée « seuils » se présente comme un ensemble d’images dont la première impression qui en découle est la bichromie générale, faite de noir et blanc satinés et de couleurs patinées, qui se confrontent immédiatement dans la juxtaposition de deux univers : l’un issu d’images anciennes d’un passé filmographique et l’autre de nouvelles surgies du présent de l’artiste. Il émane du tout une sorte de tension, fortement illustrée par la lutte de ces deux hommes au sol.."..... Lire la suite (...)

LE MODE OPERATOIRE EN PHOTOGRAPHIE.
Lexique à l’usage des étudiants

// Gilles VERNERET

"Le mode opératoire est l’opération par laquelle une image sera produite et dirigée de l’opérateur au spectateur.
L’opérateur va réaliser l’image, le spectateur va la  regarder, voire la consommer en l’achetant, car il s’agit d’un produit manufacturé : l’épreuve sur papier,  sous verre et encadrement ou Diassec et rentrant de ce fait dans une économie de marché - de l’art.
L’opérateur est le créateur, le début de la chaîne opératoire."..... Lire la suite (...)

LE CORPS D'ELINOR

// Gilles VERNERET

"Rarement la chair, dans ce que ce mot implique de présence charnelle, n’est apparue autant sous le sceau de l’évidence, que dans les images d’Elinor Carucci.
Images d’elle même et de ses proches, principalement de ses parents, de son amant et maintenant de ses deux enfants dans la série intitulée : « My children ».
Images d’elle même pourtant difficilement assimilables à la notion d’autoportrait. Car le recul est ici naturel quand il se pare de narcissisme fusionnel dans les habituels autoportraits féminins, comme si Elinor prenait en photographie un modèle étranger qui pourrait bien lui ressembler…"..... Lire la suite (...)

"PLETHORE", ESSAI DE NICOLAS LEBOWITSKY, pataphysicien de l'image.

// Nicolas LEBOWITSKY

"Il y a pléthore… pléthore d’images, d’art, de mots et tout simplement d’humains…
Dans le triangle : pléthore égale la base et l’excellence : le sommet et il nous faut sans cesse grimper. Mais la pléthore nous noie et empêche de trouver la voie d’escalade.
Aucune garantie d’en réchapper sinon celle du repli sur soi et de la marche en avant, suivant ses propres pas invisibles, à l‘œil nu, d’où la cordée... photographique comme sécurisation de la mémoire.."... Lire la suite (...)

LA CULTURE DU « JEU » : Lionel Scoccimaro

// Gilles Verneret

"Lionel Scoccimaro est un sculpteur qui utilise parfois la photographie comme accompagnement de ses pièces dans l’esprit d’Héraclite d’Ephèse qui il y’ a deux millénaires associait l’art au jeu. ."... Lire la suite (...)

A PROPOS DE L'EXPOSITION Léa EOUZAN - Wen-Yang LIU

// Gilles Verneret - David GAUTHIER

"C’est sans doute le fait d’un hasard heureux que l’exposition de Léa Eouzan et de Wen-Yang Liu se tienne en même temps que l’anniversaire de la création des 10 ans du Bleu du ciel.
Le temps des anniversaires est celui de la réflexion et du retour sur le passé. Certains méritant d’emblée que l’on s’y arrête pour toujours, instituant cette mémoire du devoir, comme ceux de ces millions de disparus de la Shoah qui ne doivent JAMAIS être oubliés.."... Lire la suite (...)

PRODUITS MADE IN MOULENE

// Gilles Verneret

"L’approche moulinienne est conceptuelle. Les images présentées ne se passent pas de discours. Comprenez que regardées en dehors de tout contexte, elles resteraient muettes ou peu parlantes. Le tissu discursif est consubstantiel au tissu imagéation. L’imagéation est ce qui engendre préalablement à son incarnation : une image.
Moulène pense la re-présentation de ce qu’il montre. Ce qui est montré ne l’est pas au premier coup d’œil. Nécessité d’un mode d’emploi. Si vous faites l’achat d’un objet technologique de consommation, il est toujours associé à un livret, le plus souvent en papier recyclé qui en indique le maniement et le fonctionnement. Textes souvent abscons et fastidieux dont on préfère remettre la lecture à plus tard, lui préférant la découverte in situ de l’objet. Idem Produits Moulène."... Lire la suite (...)

LES ECHELLES AMBIGUES (des espaces)
et des monologues muets de LYNNE COHEN

// Gilles Verneret

"Lynne Cohen en un regard.
Insolite des lieux et des proportions. Des matières, des odeurs… un enfermement.
Avec elle, les images ont une odeur.
Mais où est donc la porte de sortie de l’image ?
Comment y pénètre-t-on ?
Comment en sort-on ? Beckett…Kafka…
En balance avec un sens du burlesque bien de chez… Tati.
Lynne tatillonne. Précise, rigoureuse et appliquée. Une fourmi dans l’espace, dans un magasin de bibelots étranges et mécaniques"..... Lire la suite (...)

LA META-PHOTOGRAPHIE OU LE REALISME CONTEMPORAIN DE PHILIPPE DURAND

// Gilles Verneret

"A l’orée de ce siècle si l’œuvre d’un photographe se détache bien de par son importance conceptuelle et stylistique c’est bien celle de Philippe Durand avec sa méta-photographie. Joerg Bader la définit comme « remise en question du sujet au profit d’une mise en rapport d’éléments synthétiques…proposant un possible réalisme contemporain ». Ce réalisme se manifeste par la pensée photographique car Philippe Durand s’intéresse à une vision paradigmatique de l’image, c’est à dire une photographie qui traite avant tout d’elle-même et ceci antérieurement à la représentation du réel environnant. Car lorsqu’on y réfléchit bien, la majorité de l’iconographie photographique actuelle et passée se situe dans le cadre de l’espace urbain et péri urbain.... Lire la suite (...)

QUESTIONS D'IDENTITES PHOTOGRAPHIQUES ?

// Préface de Gilles Verneret, directeur artistique “LSP“

"Le questionnement sur la notion d'“identité(s)“ se résume bien dans la formule shakespearienne “To be or not to be“, de même qu'elle peut se conjuguer avec la triple interrogation de Gauguin : “D'où venons-nous? Qui sommes-nous? Où allons-nous? “.
L'être humain est un être socialisé ; aussi sa quête de lui-même s'appréhende-t-elle dans une dialectique entre son identité personnelle et son identité collective, incarnée pour l‘artiste dans un support d'expression tel que le médium photographique... Lire la suite (...)

LA NOUVELLE PHOTOGRAPHIE HUMANISTE (ou préambule manifeste pour une photographie existentialiste)

// Gilles Verneret

"Sartre dans son petit opuscule « L’existentialisme est un humanisme » plus que jamais d’actualité, déclarait que « l’existence précède l’essence », renversant une conception centenaire de la philosophie et, « que l’homme est tel qu’il se conçoit et  responsable de son existence ».
Si l’on applique cette conception au domaine de la photographie, on peut affirmer que ce qui compte est le produit fini de l’image, livrée sur un support papier de forme carrée ou rectangulaire. Cette image ne peut exister, ne prendre existence, que si l’on pose un regard sur elle et qu’on la fasse passer du statut d’image éphémère à celui d’image latente, emprisonnée dans le grain d’argent ou dans le substrat numérique.  Aussi le premier regard créatif de l’opérateur est-il suivi de celui du spectateur qui doit réinterpréter sa signification en fonction de son vécu  propre..." Lire la suite (...)

QUAND ARLES SE PEOPLISE

// Nicolas Lebowitsky

"Les méfaits d’une certaine politique culturelle gouvernementale commencent à faire ressentir leurs effets jusqu’aux Rencontres d’Arles 2008, qui on le constate depuis quelques années se peoplisent. C’est à déplorer ou à s’en vanter, dans tous les cas le gotha parisien répond présent au Rendez vous et cette année sous la houlette élégante de Christian Lacroix..." Lire la suite (...)

DOSSIER PRELUDES A IDENTITE(s)

// Préface de Gilles Verneret, directeur artistique “LSP“

"Le questionnement sur la notion d'“identité(s)“ se résume bien dans la formule shakespearienne “To be or not to be“, de même qu'elle peut se conjuguer avec la triple interrogation de Gauguin : “D'où venons-nous? Qui sommes-nous? Où allons-nous? “.
L'être humain est un être socialisé ; aussi sa quête de lui-même s'appréhende-t-elle dans une dialectique entre son identité personnelle et son identité collective, incarnée pour l‘artiste dans un support d'expression tel que le médium photographique..." Lire la suite (...)

LES OBJOIES D'ELZEARD

// Gilles Verneret

"La rencontre avec Jean Louis Elzéard n'est certainement pas le fruit d'un hasard, mais celui d'un long mûrissement parvenu à maturité et s'exprimant comme ces coquelicots dans son pré-hasard.
….Obligé à son endroit d'inventer des mots qui simulent l'inexprimable. Que dire à son propos, du travail? de ses prés, sans redite? Que le silence qui répond à la contemplation, comme dans le pré réel d'ailleurs... Que cette  nourriture qui remplie l'esprit d'aise. Une évidence tranquille qui se dévide avant que le regard ne se lasse ou  ne se détourne..." Lire la suite (...)

LA DANSE DE MONSIEUR CHOI

// Gilles VERNERET

"Avons croisé sur les talons fleuris d'Elzéard, un homme de petite taille venu d' Hong Kong, il y'a plus de quarante ans et qui après des péripéties multiples s'est établi à Paris, où il a vu naître son troisième œil ; celui des Cyclopes de l'épopée d'Ulysse. Bien mérité, ce repos du labeur passionné à l'abri de l'agrandisseur, celui de ces géants à l'orbite unique qui donne forme aux rêves les plus fous et aux cauchemars inimaginables, auxquels Choi le démiurge inspiré donnera vie, le temps aidant, en les extirpant de sa cervelle insondable..." Lire la suite (...)



LE JOURNAL DES RECTO PORTRAITS D'ELINA BROTHERUS

// Gilles VERNERET

"Un homme se souvient toujours de son premier amour. Le mien était finlandais et la semaine où Armstrong posait les pieds sur la lune, je découvrais les mystères de l’amour dans les bras de la belle d’Helsinki. Elle se nommait Ulla.
Ulla Fille des contrées sauvages du nord où es-tu passée ?
En croisant les images d’Elina B. près de quarante ans après, quelque chose de ce parfum oublié me revint indistinctement avec ce trouble de l’image diffuse qui ne parvient pas à retrouver ses contours, comme le visage de ce premier amour qui échappe et m’échappera toujours..." Lire la suite (...)

PHOTOGRAPHIE, PEINTURE, CINEMA ET LITTERATURE

// Gilles VERNERET

"Pour accréditer la thèse la plus répandue dans les officines culturelles et étant admis que ces deux arts ont deux approches communes de la représentation, on cherche à les rapprocher au point de nier la spécificité de  la photographie qui ne serait qu’un avatar lointain des grottes de Lascaux ou du moins relèverait de la même approche  technique. Non, il faut le  redire haut et doucement la photographie est complètement distincte de la peinture même si elle partage avec elle l’ambition de la représentation (que d’ailleurs nie une partie des peintres contemporains) et le support planéiforme en deux dimensions. Là s’arrêtent les similitudes car si l’on peut  dire que la photographie produit des images, on ne peut pas le dire de la peinture..." Lire la suite (...)

LA LECON DE PHOTOGRAPHIE ou le documentaire créatif

// Gilles VERNERET

"Etant admis que la pratique de la photographie s’apparente à la pratique de l’illusion, afin de lui trouver un support matériel comme pour certifier sa réalité, on conviendra que c’est une tentative désespérée bien différente des arts tels que l’architecture l’écriture ou la peinture. Car la photographie est sans cesse en quête de la capture de son paradoxe existentiel, qu’elle poursuit du fond de son oeil noir...
Elle se définit comme un document, une trace planéiforme et géométrique incarnée dans du papier dont nous avons déjà longuement étudié précédemment les modalités d’expression, pour ne pas nous répéter..." Lire la suite (...)

LES MODALITES DE LA LANGUE PHOTOGRAPHIQUE : du style à l’identité.

// Gilles VERNERET

"La photographie est un moyen d’expression qui s’incarne sous la forme d’une planéité, qu’elle soit de nature carrée ou rectangulaire, la plupart du temps sur des supports papiers de différentes dimensions.
Elle se présente donc comme un objet plastique délimité dans un espace géométrique clos de type Euclidien qui intègre des signes visuels : couleurs et vecteurs qui paradoxalement provoquent une extension dynamique de cet espace chez le spectateur de la bi à la tri dimensionnalité. La planéité s’inscrit donc dans un espace imparti à l’un des six cotés du cube ou du parallélépipède. A sa surface s’ébattent des signes reliant signifiés et signifiants dans une syntaxe visuelle..." Lire la suite (...)

LE DEVOIR DU PHOTOGRAPHE

// Gilles VERNERET

"Tina Modotti mettait en avant son premier devoir qui est celui d l’honnêteté intellectuelle et donc de l’éthique qui devrait être inhérente à toute démarche photographique. Ethique d’honnêteté dans le regard porté sur les choses, et d’excellence dans la forme qui doit en rendre compte. Honnêteté, mot tant décrié et usé, par rapport à soi même et à l’exigence qui conduit notre chemin intérieur. Chaque homme possède en effet, et à fortiori le photographe, un chemin de vie qu’il balise lui-même au gré de ses rencontres et qui constitue peu à peu son patrimoine existentiel..." Lire la suite (...)

PHOTOGRAPHIE ET HISTOIRE

// Gilles VERNERET

"Artiste ou photographe ? Cette question est un faux débat qui élude la question de l’excellence et du sens qui se déroule dans l’histoire. Car l’œuvre du photographe comme de l’artiste s'il est issu d’une conscience créative débouche sur l’histoire personnelle à travers l‘histoire collective..." Lire la suite (...)

LA FABRIQUE D'IMAGES

// Gilles VERNERET

« Le plus simple est de reprendre tout au début, s’allonger sur l’herbe et recommencer comme si on ne savait rien. »
Fidèle au maître à écrire Francis Ponge, nous abordons cette fabrique, à la manière de celle du pré. La fabrique (selon Littré) «Se dit d’un édifice, ne se dit guère qu’en parlant d’une église ; terme d’architecture construction, établissement où l’on fabrique » ; (selon Larousse) «Etablissement industriel où sont transformés des produits semi finis ou des matières premières en vue de la création des produits destinés à la consommation»... Lire la suite (...)

PHOTOGRAPHIE ET ETHIQUE

// Gilles VERNERET

"Qu’est-ce que la réalité ? D’abord un mot, que l’on définit comme « ce qui a une existence réelle, effective, le caractère d’une chose réelle ».
Le mot « réel » - qui est la qualité de la réalité - devant l’embarras de la définition de cette abstraction dans laquelle on vit, est devenu lui même  un nom propre  sans doute pour brouiller les pistes, car certains philosophes différentient  le réel de la réalité !
Réel : ce qui existe effectivement par opposition à l’image ou à l’idée par laquelle nous nous représentons les choses en elles-mêmes, se dit aussi par opposition à l’idéal..." Lire la suite (...)

LA DELICATESSE CHEZ PLOSSU

// Gilles VERNERET

"L’œuvre du photographe français qui m’a le plus marqué et touché à la fois (sans pour autant m’avoir influencé) est incontestablement celle de Bernard Plossu.
Et croisant tardivement ses photographies, en même temps que l’homme dans une collaboration heureuse, j’ai ensuite mis du temps pour mesurer l’impact de ses images sur ma conscience photographique, dû sans doute à la fameuse latence de la décantation de l’histoire, qui touche autant le commun des mortels que le collectif Auparavant mal connu et mal vu, il représentait à mes yeux, l’homme du « flouté » à l’œuvre nébuleuse de passage dans ses « road movies » visuels et perpétuels..." Lire la suite (...)

INTRODUCTION A UN TRAITEMENT CONTEMPORAIN DE L'IMAGE

// Gilles VERNERET

"Pour le sens commun d’un artiste et à fortiori d’un photographe : « être contemporain », c’est simplement être de son temps, de la même époque que d’autres contemporains. Mais depuis les années soixante et l’avènement des post-modernismes, la définition a peu à peu pris une autre acceptation, se particularisant dans la notion généraliste « d’art de notre temps » qui ne recoupe pas tous les arts, mais seulement un courant spécifique nommé dans un sémantique abusif « art contemporain »..." Lire la suite (...)

DU FLOU

// Arnaud CLAASS

"(...) L’objet porté au flou, comme on dit « porté au rouge ». L’image « floue » par mise hors-foyer a la nostalgie du « net ». Elle prend plaisir à ce qui pourrait être net et jouit du pouvoir de renoncer à ce pouvoir. Le flou également comme ce qui devrait être net (morale du foyer) Frontière entre le mauvais goût du « flou artistique » et la puissance équivoque du flou auto-désigné comme une sorte de psychotrope (en cinéma, La M ère de Sokourov)..." Lire la suite (...)

SEQUENCES

// Antoine D'Agata

"JE NE PEUX commenter autre chose que l’insignifiance
même de l’instant photographique,
mais je m’efforce de retranscrire le monde
chaotique que j’expérimente à travers la mise
en séquence de fragments de réel bruts. On ne
peut saisir la logique de ces variations, de ces
rythmes et de ces distances sans revenir au
contexte de la prise de vue..." Lire la suite (...)

LA PHOTOGRAPHIE RETROUVEE

// Gilles VERNERET

"Depuis son invention en 1826, la photographie n’a cessé dans son expression, d’osciller entre les pôles de la fiction et du réalisme. Sa nature initiale étant d’entretenir un rapport consubstantiel équivoque avec la réalité –en renvoyant d’elle, une image imprimée sur une surface plane- elle a enfanté dès l’origine ces deux manières de voir le monde ; et avec elles ses ambiguïtés de pratique constatées au cours de son histoire, chacune revendiquant tour à tour sa spécificité comme étant la plus proche de la vérité..." Lire la suite (...)

TOUTE LA PHOTOGRAPHIE / LE REGARD DE L'EXCELLENCE

// Gilles VERNERET

"La photographie aujourd’hui est riche de sa diversité. Richesse productrice de complexité, elle-même productrice de désordre qui fait que beaucoup d’entre nous photographient avec désinvolture: portables ou facteurs économiques obligent ! Photographier devient un gestus social incontournable, garant d’une volonté d’affirmation existentielle,qui dissimule sans doute un déficit d’intensités vitales et réflexives. Témoin ce monde assailli d’images médiatiques, amateurs ou vernaculaires qui ne sont plus le fruit d’une façon de le penser -par le regard-, mais un voile fallacieux d’illusions primales et compulsives..." Lire la suite (...)

STREET PHOTOGRAPHY ET PORTRAIT

// Gilles VERNERET

"La «street photography» et «le portrait» sont sans doute les genres les plus opposés mais les plus passionnants  à pratiquer en photographie. La première réduit la liberté de l’opérateur à sa plus simple expression : «être là et cadrer» attendre l’image ou la composer, la retrouver un instant et l’éterniser. Dans tous les cas l’opérateur est soumis aux aléas du réel en  cours  de formation. Dans le portrait nous sommes aux frontières de la photographie de fiction : on peut diriger son modèle, calculer les effets de  lumière, être en recherche de l’expression désirée ou du bon moment à saisir..." Lire la suite (...)

LE JUSANT DU TEMPS

// Jacques DAMEZ

"Les heures importantes sont immobiles : elles se gonflent d’une multitude de fractions de temps arrêtés, instants quasi morts chargés de plus de vérité. Julien Guinand se faufile, se tient sur le fil des instants et des temps qu’il saisit pour pénétrer au cœur de cette immobilité et de cette vérité. Il est seul, le regard accroché à l’écume de la marée descendante du jour, là où la mélancolie s’étend comme un doute. Il mise sur le crépuscule, sur cette lumière propice à la suspension, à l’arrêt du visible..." Lire la suite (...)

NEVERMORE (à propos des images de Stéphane DIREMSZIAN)

// Gilles VERNERET

"La série de photographies « Corps érodés » de Stéphane Diremszian, pourrait aussi s'appeler « Nevermore », du nom d'un célèbre poème d'Edgar Allan Poe, car c'est bien de cette mythologie romantique de la putréfaction dont elle relève, et qu'elle célèbre à sa façon comme un long discours de funérailles, sans doute au corps même défendant de l'artiste. Diremszian : consonances originelles d'Arménie, qu'il n'est pas anodin, ni déplacé de relier avec le génocide du début de siècle, d'horrible mémoire, que l'actualité ramène à la surface au seuil de l'intégration des Turcs dans la nouvelle Europe..." Lire la suite (...)

Rebecca WILTON

// Gilles VERNERET

"Les travaux de Rebecca Wilton sont comme les traces d'un passé semblant révolu. Ses photographies grand format montrent des lieux de vie culturelle ou sociale qui semblent abandonnés, ou dont la fonction première a disparu. Sur chaque photo, on retrouve en tout petit une figure de femme qui est un autoportrait de l'artiste. Par son intégration dans ses propres photos, Rebecca Wilton apporte une dimension subjective supplémentaire à son travail, se distanciant ainsi du caractère prétendument objectif de la photographie documentaire artistique..." Lire la suite (...)

prolégomènes à « L’ESPRIT DES VILLES »

// Gilles VERNERET

"L’être humain depuis toujours cherche à appréhender le mystère du « réel, l’écriture est en quelque sorte consubstantielle à sa nature. Les écritures se sont complexifiées au rythme de l’histoire, parmi elles la photographie, apparue tardivement, a immédiatement installé une complexité inhérente à son mode de représentation : identifiant la réalité et l’écriture de lumière, dans ses « a priori », engendrant la confusion du « réel identifié » avec l’illusion de réalité là où il n’y a « qu’image » produite, et non décalque immédiat..." Lire la suite (...)

L’INTRANQUILITE DES VILLES

// Pierre Tillet

"Il y a d’innombrables façons de photographier la ville contemporaine. Certains la parcourent de long en large, l’attention flottante, prêts à se laisse surprendre par des situations inattendues. D’autres appréhendent son essor tentaculaire, ses mutations architecturales ou ses non-lieux, espaces aléatoires et sans fonction ayant échappé à la grille rationnelle des urbanistes. D’autres encore font d’elle le lieu d’une vie sociale caractérisée par la tension entre individualité et collectivité..." Lire la suite (...)

LA VILLE ERRANCE

// Jean Emmanuel DENAVE

"Errer, aller ça et là, l’œil en bandoulière, sans raison ni objectif précis... Le photographe flâneur marche sur les traces dispersées de la vieille lignée des vagabonds, des oisifs, des nomades et des insensés. Tous personnages transgressifs dont Michel Foucault a narré l’exclusion hors de la ville par expulsion (la nef des fous) ou internement (l’asile). L’errance qui côtoie l’erreur et ne se laisse enfermer sous aucun sens opère toujours une rupture avec la fixité des règles établies..." Lire la suite (...)

RENOUVELLEMENT URBAIN ET DEBORDS

// Nelly GABRIEL

"La ville est l'expression spatiale de la société. Ou devrait l¹être. Alors elle bouge, pour s’adapter. Symptôme de l¹évolution des techniques et des idées qui travaille cette société transformant les rapports entre les hommes comme leur rapport à un monde qui lui-même ne cesse de se transformer, l'urbanisme, qui de rénovations de quartiers anciens en créations de nouveaux quartiers à la périphérie, modifie son visage. Témoin sociologisant de ces métamorphoses et mutations, le photographe. Dès l'invention du médium photographique, il est là..." Lire la suite (...)

LA VILLE DETRUITE (Stanley GREENE)

// Jean Emmanuel DENAVE "Il paraît vain ou présomptueux d’ajouter des mots aux images de Stanley Greene. « Pour avoir été témoin de nombreux conflits, je puis affirmer que celui de la Tchétchénie se distingue par son incomparable horreur » écrit le photographe qui, inlassablement, depuis 1994, témoigne de cette guerre oubliée, refoulée, aux portes de l’Europe..." Lire la suite (...)

LA VILLE HABITE

// Hauviette Bethemont

"Depuis la révolution industrielle, la ville n’a cessé d’être objet de fascination. Elle est d’abord cet espace que les pouvoirs publics à grand coup de percée ont cru pouvoir maîtriser. Un lieu en devenir que les intellectuels ont dessiné comme l’écho d’une utopie sociale..." Lire la suite (...)

autour de l'exposition Van Der Meer / Mars 2005

// Gilles VERNERET

"Le travail de Hans Van Der Meer s’inscrit parfaitement dans le cadre de notre société « tout sport » et on ne peut s’empêcher de se souvenir de ces années soixante, où le football était rangé en queue d’information à la dernière page des sports. Epoque ancienne en noir et blanc, où l’on écoutait les matchs en direct sur des transistors grésillants. Europe1, 1961 : un fameux « France brésil 5-1 » avec Yvon Douis aux mythiques chaussettes baissées sur les mollets, qui se jouait de la défense brésilienne, pendant que Kopa préparait son départ : heureux temps de la jeunesse de toute une génération !..." Lire la suite (...)

autour de l'exposition Bourguedieu / Février 2005

// Gilles VERNERET

"Il y’a des expositions qui exigent une attention plus soutenue, celle de Bourguedieu en fait partie. Son titre Eden, lieu : Arizona et Californie. L’Ouest au couchant. Quel Eden ? Et «après ?» aurait pu paraphraser Robe Grillet..." Lire la suite (...)

autour de l'exposition Baronnet-Guinand-Milenkovic / Janvier 2005

// Gilles VERNERET

"Trois photographes d’une nouvelle génération présentent un regard à la frontière du réel et de la fiction supposée. Des paysages interstitiels qui mélangent harmonieusement des vues apparemment si différentes, à la jonction lumineuse des trois points cardinaux. Cette présence disponible et pure de Marie Baronnet aux Anges américains de l’ouest, de Tatiana Milenkovic aux dérives glacées du grand nord Londonien et de Julien Guinand dans ses méditations du sud Corse..." Lire la suite (...)