Claire POIROUX
Membre du collectif d’auteurs photographes « les étendues rêveuses ».
Lauréate du Prix Henri Vincenot 2003.
Sélectionnée au Prix de la jeune création en Rhône-Alpes 2004 (Albigny sur Saône).
"La photographie est pour moi un voyage intérieur;
un voyage en apesanteur.
Apesanteur entre moi et le monde, entre passé et avenir, entre brisures
et élans, entre poids et aspirations infinies.
J'aime contempler ce clair-obscur intérieur.
Observer tout ce qui tapisse mon être sans bruit.
Interroger ceux qui m'ont façonnée en sourdine et m'habitent pour l'éternité.
Traverser cette épaisseur troublante.
Soulever ce voile de mystère.Je suis écrite d'une encre invisible;
encre sympathique que la photographie m'aide à révéler."
Claire Poiroux
/"LETTRE A MON GRAND-PERE" (2009)

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/"MA VIE (2008)"




« Claire Poiroux, photographie ce qui passe « entre ». Ni passé, ni présent ; ni véritablement flou. Avec elle, même le vent porte une ombre. Surtout le vent. Que peu savent regarder et saisir. Elle en est. Qui le laisse pourtant filer. Le long des chemins. Des premières aux dernières lueurs. Accompagnant chaque être. Filmant la mémoire, les vestiges, les signes et les traces, pour mieux les distinguer dans leur silence, dans leur passage semblant indistinct. (…) »
Stani CHAINE
Critique d’art et commissaire d’exposition
Catalogue de l’exposition « 15 ans de Polaris, 25 ans de Mapra », janvier 2008
// "AURORE (2006)- extrait"
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« (...) L’infinie délicatesse avec laquelle Claire Poiroux élabore chacune de ses photos témoigne de la fragilité des êtres, de cette grâce fluette qu’est la vie. Les objets les plus modestes, les plus dépourvus de prestige, elle les investit de ses émois intérieurs. De l’art le plus voyeur qui soit, elle fait l’expression paradoxale de sa pudeur et de son intimité. »
Jean-Louis ROUX
Ecrivain et critique d’art
Catalogue de la Maison de la Photographie de Grenoble, septembre 2006
/// "ENCRE INVISIBLE (2004)- extrait"
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"(…) Chaque installation devient un objet précieux, un monde cristallisé, une image abstraite. La lumière, le noir s’infiltrent dans l’image sous la forme de déchirures. Les larmes, motifs récurrents, révèlent l’âme mise à nue. Claire Poiroux nous rapproche de nous-mêmes en se dévoilant. L’inconscient est touché, on se fendille (…). »
Séverine DELRIEU
Ecrivain et critique d’art
Magazine SORTIR, juin 2005
//// "PAR CHEMINS ANCIENS (2003)- extrait"
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"Des photos, comme autant de traces sur le chemin de sa vie, de sa vie intérieure bien sûr; traces de ses illuminations furtives dans l'obscurité des choses."
Pierre SOUCHAUD
Directeur du magazine ARTENSION
Catalogue de l’exposition du Prix de la jeune création en Rhône-Alpes, avril 2004
