Marie-Agnès Périgault photographe autodidacte se consacre uniquement aux images depuis trois ans. Elle aime aborder plus particulièrement le détail et le mouvement.Lors d’un séjour dans le sud marocain au départ du grand Sahara, des sons l’ont interpellée, elle s’est approchée et a découvert les Gnaoua, les noirs du Maroc. Depuis elle vit souvent là-bas dans leur quotidien et travaille sur la musique, la danse, les rites et la transe.
Dans cette série : instants fugaces d’élégance, de précieux, de beauté dans ces moments de vie d’extrême simplicité partagés avec ces femmes gnaoua. |
             
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Depuis trois ans et après une carrière en milieu hospitalier dans le domaine de la cancérologie, à 55 ans, Marie-Agnès a fait le choix de se consacrer uniquement à la photographie.
Ses photographies traitent du gestuel, de la danse contemporaine, du Tango, de la dualité corps et espace. Dans son travail, elle utilise la transparence comme support, la lumière comme médium et la présence comme objet. Objet qu’elle intègre à sa propre image en essayant de mettre en avant l’âme de ce qui est photographié.Son expression artistique est mystère et regard à la fois, sans éclairage artificiel, elle capte un mouvement, une transe, un instant, un visage, les intègre avec pudeur et nous les renvoie comme un secret. Une atmosphère se crée, où la lumière ambiante éclaire certains détails et en occulte d’autres, révèle un détail, crée une ombre, précise un geste. Les visages et les silhouettes contrastent de manière saisissante avec le fond clair sur lequel ils se découpent, créant ainsi une certaine tension psychologique..
Fouzia Benyoub-Elouadie Avril 2005
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