RETOUR  
Stéphane DIREMSZIAN ( www.corpserodes.net)

En éliminant la perspective et les points de référence il devient difficile pour le spectateur de situer l'espace et le temps créant ainsi un moment d'interrogation et de doute sur sa compréhension de la réalité dans l'image. Le sujet photographié et sa signification disparaissent de l'imagerie pour un bref instant, le temps de devenir symboles et de suggérer un état intemporel. La surimpression prend sa source dans le monde mental. Elle reflète, comme lui, la simultanéité des pensées. Les images ainsi produites, addition de deux images, restitue des fragments de ce qui n'a pas changé et tendent vers une nouvelle continuité se rapprochant de mes images intérieures. L'image vient de surgir et de naître avec ses deux composantes, et déjà s'amorce sa décomposition, image offerte à l'usure du temps, l'érosion, la décomposition corporelle. L'image montre et efface ce qu'elle montre simultanément, tandis qu'elle même est à la fois évidente et évanescente.

/ "Corps érodés"

// "Portraits anciens