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Annie Beriat / "Transits : architectures du temps suspendu"
 

Les lieux de transit sont le théâtre citadin et quotidien de notre grande migration : lieux de transhumance, de distraction-consommation, de flânerie, d’attente, d’abri ou de suspens. Un monde à la lumière anonyme, dédié au solitaire, au passage, au provisoire et à l’éphémère…
Etre “en transit” : un état intermédiaire, presque second ; aller vers ou provenir de, toujours traverser sans attention prêtée à ce qui se passe autour, comme en autiste.
Trois espaces d’intense connexion : la Gare du Nord intégralement réaménagée, l’aéroport de Roissy, et les Halles en plein débat architectural. Ces lieux-symptômes objets de grandes restructurations, ces «non lieux» de l’infrastructure érigés en icônes de la mobilité, en standard de gare-aéroport-ventre commercial.
En m’attachant au flot et aux flux, aux embarquements et débarquements, à ces tarmacs du quotidien, j’ai documenté, questionné les relations aux espaces déambulés, mécanisés ou détournés et cherché à capter la présence-absence des individus qui les hantent.
Atmosphères du concret et de l’abstrait, histoires fugaces qui distillent et titillent l’imaginaire.

 

Née en 1963 à Lyon
Depuis 2004, photographe indépendante

Publications photos dans les revues Urbanisme, D’Architectures, AMC le Moniteur

Parcours de formation :
Ecole d’Architecture Paris La Villette – de 1988 à 93
Diplôme d’architecte dplg début 1995
Formation continue “reportage, prise de vues & labo numérique” à l’Ecole des Gobelins en 2003   

Activité d’architecte à Berlin entre 1995 et 98, puis à Paris dans plusieurs agences d’architecture et d’urbanisme.

Sujets photo réalisés :
A travers : Berlin Palais de la République
Les promeneurs : Hoek van Holland
Géographie intime des passages parisiens
Tout autour: chantier Potsdamer Platz à Berlin

La photographie est pour moi un moyen d’exploration sensible de notre univers urbain et saturé de signes; en venant prolonger mon regard d’architecte, elle se développe en un langage complémentaire, autonome, une lecture subjective.
Les paysages qui nous entourent sont façonnés par les histoires humaines : l’image en isole un fragment, dans lequel le temps est englouti - ces fragments reconstruisent une narration, basée sur l’instant et le fugitif - Il y a tant à voir, et à faire voir…