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Delphine Beaumont
 

Mes photographies sont marquées par mes différentes expériences.
Ma formation initiale dans le domaine du théâtre participe à mes partis-pris, à ma manière de faire.
Je travaille sur différents sujets. "Objets perdus, objets trouvés" "Mémoire personnelle, mémoire collective" "Lieux de vie, lieux abandonnés" "Identité" "Petits riens".
Il s'agit pour moi de questionner par l'image, l'expressivité du corps, le temps, le quotidien, l’absence, le vide.
Mes photographies font échos à mes interrogations. Elles sont subjectives et à la fois relatives au monde dans lequel je m’inscris. L’ensemble de mon travail est en quelque sorte un autoportrait.
Ce que je vois ou ce que je ne vois pas aujourd'hui, sera forcement différent dans le futur. Nécessité de fixer quelque chose du présent, de ne pas oublier le passé, d’appréhender le futur.

Certaines de mes images fonctionnent en diptyque, association d’images sur le principe de l’association d’idées.

"Rien n’existe en soi, tout est en rapport" Cartier-Bresson.

 

Je suis née à Paris le 28 juillet 1970.
De 1988 à 1990, j’ai étudié à l’université Panthéon-Sorbonne les arts-plastiques, option cinéma et audiovisuel. Parallèlement, je prenais des cours de théâtre, danse et acrobatie. J'ai suivi l'enseignement de l'École Internationale de Théâtre Jacques Lecoq. A l'origine, j'ai une formation théâtrale.

Je pratiquais la photographie en dilettante. C’est en réalisant des portraits de comédien, des photographies de spectacle et en participant à des courts-métrages que s’est développé mon intérêt croissant pour cette discipline. Eprouvant le besoin d’élargir le champ de mes connaissances, j’ai commencé à travailler comme assistante de plateau dans un studio parisien. Puis je suis devenue assistante de différents photographes et enfin d’un seul à plein temps. Je me suis donc formée sur le terrain. Pendant 4 ans j'ai travaillé dans les domaines de la mode et de la publicité.
J’ai voyagé, je suis allée au Japon, aux Etats-Unis, au Maroc, en Égypte, en Afrique du sud, au Bénin, au Ghana, au Vietnam et dans plusieurs pays d'Europe.

En 2002, j'ai participé à une exposition collective à Picto Bastille, figurant parmi les lauréats de la bourse du talent.
J’ai également exposée, individuellement pour la première fois mon travail dans le cadre d'atelier d'artiste, dans le XI à Paris.

En 2003, parutions, dans le livre "SENSATION" édité chez Steidl et dans le magazine WAD.
Je réalise la couverture pour le dernier CD de SEXY SADIE, groupe de rock espagnol.

En 2004, nouvelles parutions, dans le magazine australien BLACK AND WHITE.
Exposition collective HP au Palais de Tokyo.
Exposition dans la galerie "La Fabrica de Licors" en Espagne.

En 2005, exposition "Ateliers d’Artistes de Clichy"
Parutions dans les magazines "UN, SIX, HUIT", dans le magazine italien VICTIM, dans le livre "I-D Fashion Now two" chez TASCHEN.
Je suis représentée par la galerie OMC, Rolf and Roxann Goellnitz, à Los Angeles.

A la question: Quel type de photo fais-tu ?

Je suis consciente de la nécessité que nous avons de donner des étiquettes afin de situer, d'évaluer les personnes que nous rencontrons (j’y participe moi aussi) mais pour l'instant j'essaye de me laisser le plus possible de portes ouvertes afin de continuer un travail de recherche. C’est pourquoi je ne saurai pas dire à quel genre appartiennent mes images.
Mes photographies sont marquées par mes différentes experiences.
Ma formation initiale dans le domaine du théâtre participe à mes partis-pris, à ma manière de faire.
Je travaille sur différents sujets : "Objets perdus, objets trouvés", "Mémoire personnelle, mémoire collective", "Lieux de vie, lieux abandonnés", "Corps et identité", "Les petits riens"...
Il s'agit pour moi de questionner par l'image l'expressivité du corps, le temps, le quotidien, l’absence, le vide. Mes photographies font échos à mes interrogations.

Cette série d’autoportraits s’articule autour de ces différents thèmes.

Prendre sur le vif, la femme, que je suis.
Entrevoir au delà des contours ce qui me constitue.

Questionner la place du désir, de la séduction, essence même de la féminité.
Effleurer ces sentiments confondus de plaisir et de frustration, de liberté et d’insatisfaction, d’abandon et de domination.

A partir de quoi se forge-t-on une identité ?