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© Christophe Bourguedieu |
Christophe BOURGUEDIEU
Né en 1961 à Marrakech
Vit et travaille à Paris |
Musée d’Art Contemporain
Du 23 septembre au 31 décembre
Vernissage le 23 septembre à 18h00
Ouverture du mercredi au dimanche de 12h à 19h
Accès : Bus n°4, 47 arrêt Musée Art Contemporain
81 quai Charles de Gaulle 69006 LYON
Tél : 04.72.69.17.18 |
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Christophe Bourguedieu a fait des études de droit et de sciences criminelles, avant d’exercer divers métiers et de s’intéresser à la photographie. Il a aussi enseigné, notamment aux Arts Déco (Paris) ou à l’ECAL (Lausanne).
La photographie qu’il pratique s'efforce de concilier des perceptions antagonistes. A l’évidence des portraits, à la sensualité directe des couleurs, répondent l’angle trop net d’un téléviseur ou ce canapé absurdement seul au milieu du cadre. « Car ce qui reste bien dans la photographie de Bourguedieu, une fois empruntées et épuisées toutes les fausses pistes, ce sont finalement les choses : une photographie quasi-existentialiste au sens ou elle vise à attester de manière directe de ce qui est là » (Quentin Bajac, sur Le chien jaune).
Son travail le plus récent, Les passagers, réalisé en Australie Occidentale en 2005, est particulièrement représentatif de son univers. Il y est question de lumière, de vies imparfaites et du sentiment inquiet que le monde n’est pas ce qu’il semble être.
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© Christophe Bourguedieu
« Figure discrète de la scène artistique française mais à l'audience sans cesse grandissante auprès de la plus jeune génération, Christophe Bourguedieu a publié trois ouvrages, Le Cartographe (2000), Tavastia (2002) et Eden (2004), fidèle à son éditeur Le Point du Jour. Il prépare actuellement son quatrième ouvrage consacré à son voyage australien (…). L'univers qu'il construit au fur et à mesure de ses livres accorde une place essentielle aux atmosphères et à la psychologie de personnages dont les existences nous restent inaccessibles, mais dont on sent profondément l'incertitude face au destin. Inspiré aussi bien par le cinéma, la littérature que la musique, Bourguedieu travaille à ciseler le genre mineur un peu à la manière, pour les amateurs, du chanteur américain Daniel Johnston. En permanence conscient de l'échec qui menace l'ambition à faire œuvre, son art consiste à ne jamais se dérober devant la trivialité de la photographie et a mesurer la distance psychologique par la couleur et l'optique de manière à prendre la position la plus équitable face aux personnages qu'il façonne. Car, contrairement à ce que pourrait d'abord laisser croire les photographies de Christophe Bourguedieu, il ne s'agit en rien d'une approche naturaliste mais bien d'une construction où lieux et personnages bâtissent dans l'œuvre elle-même leur relation. Loin du photoreportage esthétisé, du documentaire social trash ou bien encore du tableau de la photographie "contemporaine", l'œuvre de Bourguedieu s'inscrit dans la région humaine de l'art que l'on approche en lisant Raymond Carver ou en écoutant une mélodie des Kinks. »
Michel Poivert
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