Lyon Septembre de la Photographie
la région humaine / des corps dans la ville
84 photographes / 39 expositions

Parcours des Vernissages
du 15 septembre au 4 octobre

Inauguration 1
vendredi 15 septembre à 18h
Maison de la Danse
Inauguration 2
samedi 23 septembre à 18h
Musée d’Art Contemporain
Inauguration 3
vendredi 29 septembre à 18h
Rectangle

 

Pour sa quatrième édition, Lyon Septembre de la photographie, manifestation créée à l’initiative de la Ville de Lyon et du Bleu du ciel, en partenariat avec la Biennale de la Danse, avec le soutien du Conseil régional, de Neuflize Vie, et du Musée d’Art Contemporain, s’intéresse aux relations qu’entretiennent les corps et la cité.
Chaque occupant de l’espace public construit son attitude en fonction de l’architecture, des flux et des échanges qui caractérisent la ville. Styles vestimentaires, regards, postures… Tout concourt à la signification poétique et politique du corps. Cette chorégraphie ordinaire s’offre comme un répertoire de formes pour la modernité.

Du 15 septembre au 4 novembre, une trentaine de galeries et centres d’art de l’agglomération lyonnaise accueilleront les photographies des quelques 80 artistes participant à Lyon Septembre de la photographie.

La manifestation, divisée en deux parties, explorera des thématiques telles que le corps urbanisé, ritualisé, chorégraphié, sacré, enfermé... Le premier corpus, La région humaine, mettra l’accent sur le caractère théâtral et universel des corps acteurs de l’urbanité. Le second, Des corps dans la ville, se présentera plutôt comme des propositions d’exploration des spécificités territoriales, humaines et photographiques des villes du monde, de New York à Bombay, en passant par Pékin, La Havane ou Jérusalem…

Gilles Verneret, Direction artistique
Michel Poivert, Commissariat artistique de « la région humaine »

En 2004, c’était Europa, l’esprit des villes ; cette année Septembre de la photographie est consacré à Des corps dans la ville. En 2004, la ville parlait d’elle-même, à travers le regard des photographes ; en 2006 la ville se montre pour ce qu’elle est : la région humaine.
Ils sont là, dans l’évidence d’une présence, qui pourtant n’existe que parce qu’un regard s’est porté sur eux, les inscrivant dans l’éternité relative des images de notre temps ; dans l’instant de la prise de vue, ils coïncident avec eux-mêmes, comme si le photographe saisissait leur essence à travers un moment d’existence.
Ils sont aussi, hommes, femmes, enfants, dans leur quotidien ou dans leur exception, le portrait de notre condition. C’est le grand voyage d’aujourd’hui, par lequel les artistes nous montrent que seul l’homme inscrit le sens dans la ville, non pas tant parce qu’il la construit que parce qu’il l’habite ; dès lors son absence, quand elle est montrée rend la ville barbare, parce qu’inhumaine.
Dans cet ensemble d’expositions chaque œuvre s’éprouve dans son originalité, mais Gilles Verneret et Michel Poivert, par leurs choix, par les rencontres qu’ils ont choisi de susciter, visent, me semble-t-il, à nous rappeler que, si l’artiste, du fait même de son intervention, procède à une sorte de déréalisation du monde et de l’homme qui l’habite, les inscrivant d’une certaine façon dans la fiction de la représentation, il ne leur en rend pas moins témoignage.
Dans leur singularité et par leur rassemblement les photographes conviés à Septembre de la photographie sont nos guides dans une ville que nous ne connaissions pas, comme le dit simplement le photographe José Luis Lopez à propos de l’aveugle qui l’a guidé dans son travail.

Patrice Béghain (adjoint à la Culture et au patrimoine de la Ville de Lyon)